jacqueline devreux

Jusqu’au dimanche 25 novembre 2018

Galerie Christine Colon
Rue Saint-Rémy, 12 - 4000 Liège - Belgium

Jacqueline Devreux, Indiscrétion, 2018

Indiscrétion, 120x100cm, 2018, Galerie Christine Colon

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Babylon’s burning

Hôte Gallery
203 Rue Haute - 1000 Bruxelles

vernissage vendredi 7 décembre 2018 de 18 à 21 heures

exposition 16.03.2018 > 21.04.2018

finissage dimanche 30 décembre 2018 à 16 heures

Jacqueline Devreux, My little name, 2018

My little name, 2018, Hôte Gallery

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Sweet dreams

ne9enpuntne9en
Sint Amandsstraat 49, 8800 Roeselare - Belgium

jusqu'au 5 janvier 2019

Jacqueline Devreux, The Truth about Me, huile sur toile, 120x100cm

The Truth about Me, huile sur toile, 120x100cm, Galerie ne9enpuntne9en

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Les tableaux fantômes de Bailleul

La Piscine
23, rue de l’Espérance - 59100 Roubaix - France

exposition collective jusqu'au 20 janvier 2019

Jacqueline Devreux, Marquise, 2018

Jacqueline Devreux, Marquise,
d’après Marquise de Théodore Fantin-Latour.

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Janvier 2018

Jacqueline Devreux
L’amour en sens interdit
par Véronique Bergen.

 

Du titre « Marquise » du tableau de Théodore Fantin-Latour à sa réappropriation par Jacqueline Devreux, on bascule d’un monde figé (la marquise désignant à la fois divers objets — un fauteuil, un auvent, une bague… — et un sujet dépeint par sa catégorie sociale) à un univers où la femme a conquis une position subjective. L’occupation de l’espace, les coordonnées descriptives sont les mêmes (femme assise dans un fauteuil, table, livre ouvert, collier de perles, robe décolletée, fleur...) et pourtant tout a changé. D’un portait pastel vu du dehors, on glisse dans un autoportrait en noir et blanc placé sous le signe de la féerie érotique. La marquise semble moins une Cambremer ou une Villeparisis sortie du gotha proustien qu’une fleur de bordel aguichante, offrant ses charmes vénéneux, maîtresse de son corps, des plaisirs tarifés et des ivresses de la chair. Son nom indique qu’elle officie des cérémonies catines, auréolée de son titre de marquise des anges blonds ou noirs, des séraphins fétichistes ou des créatures lucifériennes.

Dans son corsage échancré, une rose aux accents baudelairiens. Dans ses yeux, son regard frontal, un éclat saphique. Elle tient en main le livre de sa vie; pas question pour la courtisane trônant en son boudoir que le Destin ou ses porte-paroles en tournent les pages.
La marquise, évoquions-nous, a cessé de signifier la réduction de la femme-sujet à la femme-objet. Sa passion ? Coudre le « oui » à l’« encore » dans sa robe vintage Félicien Rops.

Elle épouse la nuit et, féline, mordille les hommes au creux de la nuque quand la lune tournoie sur sa pointe. À ceux qui se sépulcrent, elle lance son collier de perles aphrodisiaques. Séditieuse et vicieusement pure, affirmatif; peroxyde de charmes et chasseresse, no comment. Variantes autour des vanités et de la jouissance, affirmatif; chevauchée walkyrienne sans armure, no comment.

L’ombre de son talon aiguille embroche le codex des bienséances.

Depuis toujours, la femme sort du cadre, échappe aux contours; dépassant le cadre ovale du tableau-miroir, le pied chaussé d’un escarpin l’atteste. La marquise n’a que faire des limites, des tabous; la belle de nuit traverse l’inceste, pratique l’amour en sens interdit. Ceux qui attendent la mort, elle les orage crucifixion d’orgasmes derrière le rideau.

Tireuse de cartes, oraculaire, poitrine nue saillante, elle s’attend au détour d’étreintes buissonnières.
Curriculum sexy. Axiome viscéral : n’être jamais spectatrice, mais l’actrice qui dicte le rythme de la foudre. Elle tire le rideau des fantasmes quand ça la bacchanale.
Ni génuflexion ni rédemption, un je ne sais quoi de la Marquise de Merteuil dans sa philosophie libertine.
Un zeste de Gainsbourg dans l’atoll de sa mémoire :
Si elle assure affirmatif quoi toute seule no comment
De la technique affirmatif du doigté no comment
Self control affirmatif comment ça ooh ooh ooh
Si elle aime ça affirmatif quel côté no comment.

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